Comité Régional CGT des Pays de la Loire

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Conférence sociale Régionale : La CGT refuse un simulacre de dialogue social

logo cgt pdl 2017Alors que le comité régional CGT des Pays de la Loire a demandé, sans attendre, dès le 19 mars, au Préfet de région la mise en place d’une cellule de crise sur les conséquences du confinement liées au COVID 19, notre demande est restée lettre morte.

En avril, nous avons de nouveau adressé au Préfet de région une note préparatoire pour l’organisation d’une conférence sociale permettant de discuter des enjeux de court, moyen et long terme, dans une démarche constructive visant à tirer les leçons de la crise sanitaire et de ce qu’elle a fait émergée.

Le comité régional CGT des Pays de la Loire a participé à la réunion d’installation de la conférence sociale du 13 mai dans l’objectif de travailler à une feuille de route partagée et non prédéfinie. Il a fait part de ses attentes :

  • faire de la conférence sociale un espace de travail de constats et d’analyses des réalités sociales et économiques ;
  • d’identifications des défis sociaux, environnementaux et économiques ;
  • une priorisation d’actions avec une nécessaire réorientation des politiques publiques.

Le comité régional CGT a proposé la mise en place de 4 groupes de travail sur la base des préconisations de l’Organisation Internationale du Travail :

  • stimuler l’économie et l’emploi ;
  • soutenir les entreprises, les emplois et les revenus ;
  • protéger les salarié-es sur leur lieu de travail ;
  • s’appuyer sur le dialogue social pour trouver des solutions.

Aucune de nos propositions n’a retenu l’attention des participants. Et pour cause, le Préfet de région et la Présidente du Conseil régional ont préféré s’appuyer sur la plate-forme proposée par 8 organisations patronales et syndicales. Ils estiment que c’est celle-ci qui doit servir de fil conducteur à la conférence sociale. La CGT a refusé de participer à ce groupe de travail, dont l’objectif était d’entériner une pseudo union sacrée organisations syndicales/organisations patronales.

Si le comité régional partage les 3 priorités affichées par la conférence sociale (accompagner les plans de reprise et organiser le travail dans les conditions de sécurité, impacts sur l'emploi, conséquences sociales de la crise), il considère que des instances régionales comme le Comité Régional d’Orientation des Conditions de Travail, le Comité Régional de l’Emploi de la Formation et l’Orientation Professionnelle ou autres sont les lieux pertinents pour les travailler. Cela vaut aussi pour les 15 groupes de travail mis en place dans le cadre de la stratégie de luttes contre le plan pauvreté.

La CGT est très interrogative sur les finalités de cette conférence sociale, où ne seront évoquées, ni les circonstances de la crise sanitaire et économique, ni les responsabilités des politiques mises en œuvres tout au long de ces dernières années, ni les propositions alternatives que nous portons (32H00, sécurité sociale professionnelle, contrôle des aides publiques aux entreprises, développement industriel et des services publics, réforme de la fiscalité, enjeux environnementaux, démocratie sociale…).

En conséquence, la CGT refuse ce simulacre de dialogue social, elle ne participera donc plus aux travaux futurs de la conférence sociale.

Cependant, la CGT continuera à intervenir et à porter ses revendications des salarié-e-s et retraité-e-s et privé-e-s d’emploi dans toutes les instances et les espaces régionaux du dialogue social, en créant les conditions de leurs interventions.

La CGT ne veut pas servir de caution à cette conférence sociale en accréditant l’idée que leurs décisions ou axes de travail répondent aux problématiques posées par cette situation sanitaire inédite, mais lourde de conséquences à la fois sociétale, sociale, environnementale et économique. Ces bouleversements incitent la CGT à réfléchir sur ce que peut être le monde d’après.

Sur toutes ces questions, la CGT y répond avec 18 associations et syndicats avec la pétition nationale « Plus jamais ça, construisons en..., en plus de sa plateforme revendicative pour qu’aujourd’hui et demain ne ressemblent en rien à hier !

Vers la semaine de 32h

cgt conf logoPlusieurs ordonnances ont été adoptées dans le cadre de l’État d’urgence sanitaire.

L’une d’elles permet de travailler jusqu’à 60 heures par semaine. Dans le même temps, le Medef demande à augmenter le temps de travail pour favoriser la reprise économique. Notre organisation revendique une baisse du temps de travail avec la semaine à 32 heures

Abandon des RTT ou des congés payés, passage à 37 heures… Avec le déconfinement, la vieille rengaine patronale de l’augmentation du temps de travail se fait entendre sur les plateaux télé. Le Medef, main dans la main avec le gouvernement, demande à augmenter le temps de travail pour favoriser la reprise.

Pour notre organisation, cette solution est la pire chose à faire. « Il y a une grosse inquiétude sur l’emploi. Des plans de licenciement sont déjà en train de se structurer. C’est donc incohérent d’allonger le temps de travail. Il faut une meilleure répartition du temps de travail », note Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale.

Dans l’Aveyron, la direction départementale de la Poste a remis en cause d’accords locaux portant sur les 35 heures, sans dialogue social. « Elle profite de la pandémie, pour demander à l’ensemble des facteurs de changer leur durée de travail journalière, leurs repos, accepter polyvalence et flexibilité. Par la polyvalence et la flexibilité, elle supprime ainsi des dizaine d’emplois CDD et intérim et par la même des emplois pérennes », constate Laurence Cahors, secrétaire départementale CGT-FAPT.

Dans un contexte de chômage de masse, favoriser les heures supplémentaires est une absurdité. Déjà en 2018, notre organisation démontrait que les heures supplémentaires représentaient au moins 542 000 emplois à temps plein.

Augmenter le temps de travail signifie relancer l’économie uniquement dans l’intérêt du patronat. Nous défendons la stratégie inverse. « Dans la période, il y a un écho favorable pour aller vers le bien-être au travail », analyse Nathalie Verdeil.

Pendant le confinement, Airbus a mis ses équipes aux 32 heures. Les ouvriers témoignent être « plus zen », « plus à l’aise », et apprécient d’avoir le temps de former les « futurs collègues » et de « réfléchir à l’organisation de leur travail ».

Face à ces témoignages et aux velléités patronales d’une reprise folle des cadences, la CGT a lancé dans les usines du groupe et des filiales une enquête pour repenser l’organisation du travail et instaurer les 32 heures. Les avantages économiques de la réduction du temps de travail sont connus :

  • elle contribue à créer directement des emplois (+ 350 000 emplois directs au moment du passage aux 35 heures) ;
  • elle améliore la santé et la productivité des salariés ;
  • elle augmente leurs qualifications.

Qu’on soit clair : réduire le temps de travail ne peut se faire sans politique productive globale (ce qui impliquerait une forme de planification) ni sans investissement public massif dans des secteurs clés du point de vue environnemental.

C’est la seule manière de diminuer d’éviter l’explosion du chômage. C’est aussi à des lieues des dogmes partagés par le gouvernement et le patronat.

La bataille pour la réduction du temps de travail est ancienne, et elle a toujours donné l’occasion de luttes intenses. Le déconfinement en fait partie.

Réunion d’installation de la conférence sociale des Pays de la Loire : déclaration de la CGT

logo cgt pdl 2017La CGT salue enfin la première réunion de la conférence sociale à l’invitation du préfet de région. Pour rappel, nous avions demandé dès le début du confinement, une table ronde avec l’ensemble des acteurs pour un suivi de la crise sanitaire, de ses conséquences, et un échange sur les décisions à prendre.

À l’aune de cette crise sanitaire, sociale et économique, il nous faut analyser et repenser notre modèle de société. Pour la CGT, il s’agit de replacer l’humain au centre des préoccupations, s’interroger sur les finalités du travail. Se poser la question de l’utilité de l’économie qui doit répondre prioritairement aux besoins sociaux et environnementaux. Ces dernières années, les choix politiques et économiques ont surtout répondu aux exigences de rentabilité financière avec réduction de la dette publique et privatisation de pans entiers des services publics.

C’est ce que la CGT appelle le coût du capital.

L'intégralité de la déclaration : 2020_05_13_Declaration_liminaire_conference_sociale.pdf

La santé d’abord : à l’école comme ailleurs, pas de protection, pas de retour sur le lieu de travail !

Com PresseCommuniqué du Comité Régional CGT Pays de la Loire, de la CGT Educ’Action et de la CGT Fonction publique territoriale des Pays de la Loire

Dans un avis publié le 25 avril, le conseil scientifique indiquait : « Le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes. En conséquence, la Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre.”

C’est donc contre l’avis du conseil scientifique, mais aussi de l’ordre national des médecins, que le gouvernement a décidé de rouvrir les écoles à compter du 11 mai.

Guidé par les exigences du Medef de reprise du travail, il aura donc fait le choix de privilégier les profits de quelques-uns au détriment de la santé de tous.

Sous couvert de lutte contre les inégalités scolaires pour mieux faire avaler cette décision irresponsable, le gouvernement organise une mise en danger générale pour une efficacité scolaire plus qu’amoindrie. Au regard du calendrier scolaire d’ici jusqu’aux vacances d’été et aux mesures adoptées pour l’accueil des élèves (seulement 15 par classe), nous pouvons estimer que chaque élève n’effectuera en réalité pas plus de 15 jours d’école, et ceci sans compter le temps nécessaire à la mise en place.

Considérant les dangers sanitaires que représentent cette reprise et les considérables moyens à déployer par les personnels de l’Éducation, les collectivités territoriales, les agents territoriaux et les familles pour tenter de garantir une sécurité minimum, le jeu en valait-il la chandelle ?

FD-20200507-Communique_CGT_Educ.pdf

Ni soldats, ni en guerre, ni héros

logo cgt pdl 2017Tribune du Comité Régional, des Union Départementales, des Unions Syndicales Départementales de la santé et de l’action sociale CGT des Pays de la Loire

L’épidémie de coronavirus actuellement en cours est un évènement sanitaire majeur qui montre avec une intensité particulière les fragilités de notre système de santé ainsi que de notre système social. Elle révèle la justesse des combats des personnels hospitaliers depuis des années.

Personnels aujourd’hui largement plébiscités par les populations voire par les politiques qui ont cassé l’hôpital public depuis plusieurs décennies. Ces mêmes personnels qui ont connu pendant les luttes de ces derniers mois, dénigrement, insultes et mépris. Ils ont connu eux aussi les répressions policières et judiciaires lors de leurs nombreuses manifestations pour leurs revendications et la défense du service public de santé.

Ce sont les choix politiques des différents gouvernements qui ont conduit à l’affaiblissement de notre système de santé en mettant en place des politiques de santé cadrées par l’objectif de réduction de la dette publique, aboutissant à la suppression de dizaines d’établissements, de services, y compris de soins intensifs.

100 000 lits ont été fermés et des dizaines de milliers d’emplois dans la santé ont été supprimés. Plans d’économies après plans d’économies, les différentes majorités présidentielles ont petit à petit détruit notre système sanitaire dans le seul but de réaliser des économies et de forcer les hôpitaux à s’endetter auprès des banques. Quelle aubaine pour les spéculateurs ! Au nom de la rentabilité, c’est la santé de toute la population que les décideurs politiques ont mise en jeu.

20200507_-_Tribune_CGT_Pays_de_la_Loire.pdf

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