Comité Régional CGT des Pays de la Loire

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Pole Emploi en grève le 20 novembre

CGT_Pole_Emploi_Pays_de_Loire.JPGCommuniqué de presse Intersyndical Pôle Emploi Pays de la Loire -

Le gouvernement cherche-t-il à faire dysfonctionner Pole emploi ?

Les organisations syndicales CFDT, CGT, SNU de Pôle Emploi Pays de la Loire contestent l’analyse simpliste du gouvernement et alertent sur les risques réels pour les usagers d’une baisse des moyens de Pole emploi :

Le gouvernement a annoncé son intention de réduire les effectifs de Pôle emploi de 4000 postes sur les quatre prochaines années, au prétexte d’une baisse du chômage pourtant contredite par les faits. C’est pour Pôle Emploi Pays de la Loire, une perte effective de plus 150 postes (120 postes CDI, CDD, contrats aidés en 2018, suivis d’au moins une quarantaine d’autres au cours de l’année 2019).

Les conséquences préjudiciables aux demandeurs d’emploi :

  *  Augmentation du temps d’attente dans les accueils de Pole emploi,
  • Difficulté et allongement des délais pour obtenir un rendez-vous avec les conseillers,
  • Accès aux services uniquement via Internet, mettant en grande difficulté les plus éloignés de l’emploi,
  • Inadaptation des prestations pour les demandeurs d’emploi parce que confiées au secteur privé,
  • Allongement du délai de traitement des demandes d’ouverture de droits à l’allocation chômage,
  • Déshumanisation des services rendus, et réponses automatisées à des demandes pourtant individuelles et personnelles.

Les mêmes organisations constatent par ailleurs que :

La charge de travail a déjà augmenté pour chaque agent :

   · Le nombre de demandeurs d’emploi suivis en moyenne par conseiller est de 600,
   · Le nombre de demandes de calculs de droits à l’allocation chômage est en constante augmentation,
   · Les offres déposées par les employeurs ont augmenté de + 30% en trois ans,
   · Le contrôle des demandeurs d’emploi se renforce au détriment de l’accompagnement.

Les décisions de la Ministre du Travail sont irréalistes et font peser sur le Service Public de l’Emploi un risque grave de dysfonctionnement, préjudiciable aux droits des usagers.

Parce qu’il n’y a pas un emploi de trop à Pôle Emploi, parce qu’elles défendent la continuité et la qualité de services individualisés, les organisations syndicales CFDT, CGT, SNU relaient en région le mouvement de grève nationale du mardi 20 NOVEMBRE 2018.

En région, elles appellent les salariés de Pôle emploi à se rassembler à :

   · Terra Botanica, route d’Épinard à Angers, dès 8h30 pour le 49*
   · L’agence Pôle emploi St-Herblain, 4 rue de la Gironde, dès 8h15 puis à Tour de Bretagne pour le 44
   · Devant l’agence Pôle emploi de Le Mans Gare, située 18 rue Pierre Félix Delarue, pour le 72
   · Devant l’agence Pôle emploi de La Roche Sud, située 33 rue du Commerce, pour le 85
  • A Terra Botanica, la direction régionale a organisé un séminaire destiné aux agents indemnisation qui se déroulera en présence du Directeur Régional Pôle emploi Pays de La Loire

17 novembre : entre exaspération et instrumentalisation

cgt conf logoDepuis quelques jours, les réseaux sociaux comme les grands médias se font l’écho d’un appel à « bloquer » le pays pour condamner la hausse du prix des carburants.

Si la colère peut s’entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable, il est nécessaire de regarder de près les contours de cette initiative.

   Il faut examiner, aussi, avec attention les enjeux réels liés au pouvoir d’achat des Français, en lien avec les dispositifs et autres prélèvements assurant notre modèle social et la solidarité nationale.

L’appel lancé un samedi, sans réelle ambition de bloquer l’économie, s’appuie sur une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs et les solutions préconisées pour sortir de cet engrenage sur le long terme demeurent floues, voire dangereuses pour le monde du travail.

Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique, alors que chaque dispositif joue un rôle différent et déterminant dans le cadre de notre modèle social et républicain. Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération !

Effectivement, depuis un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence, dépassant dans les deux cas 1,50 euro le litre ; des taxes qui, à l’image de la TVA, sont les impôts les plus injustes, frappant, sans discernement, nos concitoyens comme les travailleurs de ce pays.

   Le patronat des sociétés de transport, pourtant exonéré de certaines taxes, joue un rôle sournois, espérant à terme de nouvelles concessions profitant aux lobbies routiers.

Il est évident que le gouvernement veut trouver une manne financière importante après plusieurs mois de cadeaux fiscaux aux plus fortunés, faisant suite à de nombreux allégements et autres aides au patronat qui ne donnent, par ailleurs, aucun résultat économique. Le gouvernement cherche donc plus à boucler son budget qu’à répondre à l’urgence de transition énergétique face aux enjeux environnementaux.

Le gouvernement met en difficulté des millions de Français qui, pendant des années, ont été encouragés à investir dans des véhicules diesel. Il semble plus guidé par la volonté de ponctionner que de préparer la transition écologique, il va empocher d’ailleurs plus de 23 milliards d’euros de taxes sur les énergies fossiles, alors qu’il va consacrer seulement 3 milliards d’investissement aux énergies renouvelables.

Nous le savons, les salariés, les retraités, les privés d’emploi aux revenus les plus faibles sont les premières victimes aujourd’hui des stratégies géopolitiques des pays riches, des spéculations sur les produits pétroliers. Et, il nous faut apporter des réponses précises – avec des financements adéquats – aux questions énergétiques et de transport mettant à contribution les entreprises, en créant un pôle public de l’énergie, notamment pour piloter les ressources et les matières premières en vue de répondre aux besoins humains et au respect de l’environnement.

Dans le même temps, il faut impérativement ouvrir partout des négociations salariales, gagner l’augmentation des pensions, des minimas sociaux, en se mobilisant massivement dans les entreprises et établissements et relever le SMIC à 1800 euros. Des ambitions peut-être moins tapageuses mais plus à même de répondre durablement aux besoins des travailleurs !

Mobilisation unitaire le 09 octobre

cgt conf logoPour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, UNEF et UNL- réunies le 30 août 2018, un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs. Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis. Qu’il s’agisse :

  • - des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ;
  • - de la remise en cause du droit à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et par le gaspillage que constitue le service national universel ;
  • - des atteintes au service public, en particulier CAP 22 ;
  • - des destructions d’emplois au travers de la désindustrialisation
  • - des attaques portées à notre système de santé ;
  • - de la destruction de notre système de retraites ;
  • - du gel des prestations sociales.

Les organisations signataires appellent le gouvernement à entendre les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités-es, et qu’il ne soit plus uniquement guidé par l’obsessionnelle diminution de la dépense publique. Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, il est temps de mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de nouveaux droits. C’est pourquoi, les organisations signataires décident de faire du 9 octobre prochain une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne.

Pour un Service Public de l’Energie : analyses et propositions de la CGT

energie_bien_commun.jpgLes électriciens et gaziers sont en lutte depuis plusieurs jours. Leurs revendications vont bien au delà du catégoriel et la CGT met en débat son projet de Service Public de l’Énergie.

Service Public de l'Energie : adresse aux usagers

livret préconisations pour un service public de l'énergie

Cahier d'acteur CGT pour le débat énergie

Marée Populaire le 26 mai en région

maree_popu.jpgLa CGT appelle à une large mobilisation le samedi 26 mai 2018

Engagée aux cotés des salariés dans de nombreuses luttes au sein des entreprises, des services publics pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité la CGT propose une nouvelle journée de mobilisation le samedi 26 mai 2018.

Il s’agit de rassembler la jeunesse, les retraités, les salariés en emploi et hors de l’emploi, les précaires ainsi que toutes celles et ceux qui, solidaires des luttes en cours, ne sont pas encore engagés dans l’action.

Des initiatives diverses seront organisées localement, dans tous les départements, pour permettre au plus grand nombre d’y participer.

Partout, la CGT appelle d’autres forces sociales à « une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité » qui doit déferler pour imposer une autre répartition des richesses dans notre pays. Faut-il rappeler que la France est le premier pays au monde en matière de dividendes versés aux actionnaires, soit l’équivalent de 407 milliards d’euros en 10 ans. Cela au détriment de l’intérêt général et du pouvoir d’achat.

Compte-tenu de l’urgence sociale, la CGT a pris la décision de construire cet appel avec d’autres organisations syndicales, associatives et politiques dans le respect des périmètres d’intervention et des prérogatives de chacune des organisations. La CGT reste ainsi fidèle à ses principes d’indépendance tout en favorisant l’expression du plus grand nombre de citoyens.

Pour la CGT, cet appel est complémentaire aux autres mobilisations en cours, déjà programmées et celles à venir.

À ce titre, la CGT poursuivra sa démarche de rassemblement des salariés et des différents syndicats dans l’unité la plus large, à l’image de ce qui se fait dans de nombreuses professions, services ou entreprises.

La réussite de cette journée d’action sera un nouveau cap dans la construction d’un rapport de force indispensable à développer pour contrer les mauvais coups du patronat, du président Macron et de sa majorité parlementaire, et pour faire valoir l’exigence d’autres choix économiques et sociaux.

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