Comité Régional CGT des Pays de la Loire

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Réforme du droit du travail : le double jeu du gouvernement

cgt conf logoLe Gouvernement a engagé des rencontres avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme du droit du travail. Chaque organisation est reçue individuellement, en tout et pour tout six fois une heure, pour 120 ans d’histoire sociale ! La CGT a décidé de participer à ces réunions avec un double objectif :

  • - avoir une législation du travail renforçant les droits de l’ensemble du monde du travail (salariés et non-salariés) ;
  • - dénoncer l’idée selon laquelle les droits collectifs seraient responsables du chômage.

Sur la base d’un document de 15 pages, la CGT a mis sur la table des propositions allant dans ce sens. Personne ne peut donc évoquer la désertion et le refus de discuter de la CGT dans ce processus. Où en est-on à ce jour ? D’un côté, les syndicats sont reçus sans que le ministère ne dévoile précisément ses intentions. De l’autre, il faut lire la presse pour découvrir les principales mesures du futur projet de loi. On y apprend, par exemple, qu’un CDI de « projet », dans la droite ligne du CPE (Contrat Première Embauche) rejeté par la rue en 2006, serait créé pour allonger dans le temps la précarité et pour supprimer toutes contraintes financières pour les employeurs. Ce n’est ni plus ni moins qu’une vieille revendication du Medef. On y apprend également qu’il serait laissé la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire. Dès lors, un salarié refusant une baisse de son salaire prévu dans un accord serait licencié sans possibilité de recours. Et la liste est longue… Alors que 70% de l’opinion publique et une majorité de syndicats ont rejeté la loi dite El Khomri, ce gouvernement veut écrire une loi pire que la précédente ! La CGT refuse de servir d’alibi ou de faire-valoir dans le cadre d’un dialogue social pipé d’avance. Nous refusons d’ores et déjà d’entendre dire fin septembre que les ordonnances, présentées par le Gouvernement, auraient été co-élaborées avec les syndicats. C’est pourquoi notre organisation a lancé une campagne d’information, de débat mais aussi de mobilisation dans les services, les entreprises et les territoires, dans le public comme dans le privé. Ces initiatives se prolongeront tout l’été car il n’est pas question d’accepter ce marché de dupes. La CGT considère que la mobilisation doit s’amplifier, s’ancrer sur tous les lieux de travail, dans un cadre unitaire le plus large possible. La rentrée de septembre doit être la traduction des résistances, du mécontentement et d’une volonté de changement en matière économique et sociale. C’est pourquoi elle propose de faire du 12 septembre, une journée d’action et de grève dans toutes les entreprises et services.

Le Conseil Régional à contre voie du Service Public Ferroviaire

logo cgt pdl 2017Le Conseil Régional et SNCF Mobilités négocient une nouvelle convention TER pour les 5 ans à venir. Cette négociation devrait se faire en toute transparence puisqu’elle concerne une entreprise publique et des élus de la République. Il n’en est rien !

Entre la position dogmatique de la majorité régionale qui veut ouvrir le TER à la concurrence et une SNCF Mobilités uniquement tournée vers les profits, les usagers et les cheminots n’ont pas voix au chapitre. Les usagers, les salariés, ont pourtant un besoin vital de trains, au bon prix, aux bons horaires, fiables et qui circulent en toute sécurité pour se rendre au travail ou pour leurs déplacements personnels.

Afin de construire un espace démocratique, la CGT mène une campagne d’information, de débat et d’actions depuis décembre 2016 : rédaction d’un « cahier des charges » TER, réunions publiques,« opérations gares ouvertes », sont autant d’initiatives qui doivent nous permettre de gagner une mobilisation de haut niveau le vendredi 23 juin à 10h30 au Conseil Régional.

Action le 23 juin au Conseil Régional

TER Pays de la Loire : 100 000 000 d'euros de moins ?

cheminots régionDès le début de son mandat, la nouvelle majorité au Conseil régional des Pays Loire a cherché à marquer sa rupture avec son prédécesseur sur le financement des infrastructures routières.

Alors que cela ne relève pas des prérogatives de cette institution, l’équipe Bruno Retailleau a néanmoins décidé de financer sans disposer de la dotation budgétaire afférente et dans un contexte de contraction générale des dotations versées par l’État, plusieurs projets d’infrastructures routières sur les Pays de la Loire, pour un budget total s’élevant à 120 millions d’€.

La question de leur financement est donc clairement posée.

Le 18 mai, lors de la séance plénière du Comité d’Établissement Régional (CER) SNCF Mobilités Pays de la Loire, la CGT a réussi à obtenir des informations concernant la future convention TER 2017 - 2023 :

* Le Conseil Régional exige une baisse du budget TER de l’ordre de 20 millions d’€ par an ! Soit au moins 100 millions d’€ sur la durée totale de la future convention !

La Région envisagerait-elle de financer sa politique pro-bitume, en cassant le TER Pays de la Loire ? Communiqué baisse budget TER

Adresse aux salarié.es

cgt conf logoEmmanuel Macron vient d’être élu président de la République. Chacun connaît les conditions qui ont conduit à ce résultat au 1er tour et de façon plus évidente au 2nd tour.

Les enquêtes d’opinion à la sortie des urnes comme le taux record d’abstention et de votes blancs ou nuls confirment que cette élection n’est pas un plébiscite à un programme. Pourtant, c’est à ce tour de passe-passe que se livre le Président de la République et son entourage. La nouveauté ne peut se résumer dans l’âge du capitaine ou en essayant de brouiller les cartes sur l’échiquier politique français.

La nomination d’un Premier ministre proche d’Alain Juppé et soutien de François Fillon est symbolique du sens donné à l’action du gouvernement. La composition du gouvernement montre également que les ministres ne sont pas tous des inconnus de la politique.

Maintenant, c’est la casse du code du travail et de la protection sociale qu’Emmanuel Macron compte imposer, à coup d’ordonnances, sous l’injonction de Pierre Gattaz, pendant la période estivale.

Adresse aux salarié.es

Les Maisons de Services Au Public (MSAP) : une fausse bonne idée ?

logo cgt pdl 2017Nées de la dernière réforme territoriale (Loi NOTRé de 2015), les Maisons de Services Au Public (MSAP) visent à permettre à la population (particuliers ou professionnels) la plus éloignée des administrations de bénéficier d’une offre de services variées. Hébergées principalement dans les bureaux de Poste ou dans les locaux municipaux, les MSAP doivent servir de guichet unique de proximité pour un certain nombre d’administrations et para administrations : pôle Emploi, Assurance Maladie, Assurance Vieillesse, Allocations Familiales, La Poste, la MSA et GRDF.

MSAP la suite

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