Comité Régional CGT des Pays de la Loire

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la retraite à 64 ans, c'est non !

borne retraite

TOUTES ET TOUS PÉNALISÉ·ES



Avec la réforme du gouvernement, l’ensemble des salarié·es vont devoir travailler plus longtemps : • l’âge d’ouverture des droits sera augmenté de trois mois chaque année à partir de la génération 1961. Il ne sera plus possible de partir avant 64 ans pour celles et ceux nés après 1968 ; • il faudra un trimestre de cotisation de plus chaque année pour avoir une carrière complète. Les 43 annuités de cotisation s’appliqueront dès la génération 1963 ; • les départs anticipés pour pénibilité, carrières longues ou régimes spéciaux seront reportés d’au moins deux ans.

TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Cette réforme va encore faire chuter le niveau des pensions. Seul·es 35 % des 60-65 ans sont encore en emploi. Avec la réforme, encore plus de salarié·es seront contraint·es de partir avec une carrière incomplète et après des années de précarité, notamment les femmes. La réforme va donc encore accentuer les inégalités entre les femmes et les hommes !

1200 EUROS POUR LES PETITES PENSIONS, UNE AVANCÉE, VRAIMENT ?

La revalorisation du minimum retraite à 85 % du Smic (1 200 euros) est prévue par la loi depuis… 2003! Et il faudra avoir une carrière complète. Pour les 80 % des retraité·es qui ont une pension de moins de 1 000 euros sans avoir de carrière complète, majoritairement des femmes, cette mesure ne changera rien!

PÉNIBILITÉ ET RÉGIMES SPÉCIAUX, STOP À L’INTOX !



Depuis la mise en place du compte individuel de pénibilité, seul·es 11000 salarié·es partent en départ anticipé chaque année alors que la pénibilité concerne 40 % des emplois. La cause : il manque 4 critères de pénibilité (charges lourdes…) et que les seuils d’exposition sont trop élevés. Les régimes spéciaux ont été mis en place pour compenser la pénibilité et les contraintes de certains métiers. Plutôt que d’aligner les droits des salarié·es vers le bas en supprimant les régimes spéciaux, il faut au contraire que l’ensemble des salarié·es exposé·es à de la pénibilité puissent partir plus tôt



AUGMENTER LES SALAIRES, PAS L’ÂGE DE LA RETRAITE !

De l’argent il y en a dans les poches remplies des actionnaires. Mais le patronat ne veut ni augmenter les salaires pour vivre dignement dans un contexte de hausse inédite et insupportable sociale (santé, chômage, retraite). Il préfère nous faire bosser encore plus et jusqu’à la mort. Pour garantir la juste rémunération de notre travail et de nos qualifications, la CGT exige: • l’indexation des salaires sur les prix et le rétablissement de l’échelle mobile des salaires ; • l’augmentation du Smic à 2000 euros brut

LA CGT A DES PROPOSITIONS DE FINANCEMENT pour la RETRAITE à …60 ANS !!!

Cette réforme violente et injuste vise à résoudre un déficit qui s’élèverait à 12 milliards d’euros à horizon 2032… Pourtant, plusieurs leviers pourraient être actionnés pour financer la retraite à 60 ans et notamment ; • mettre à contributions les dividendes et les revenus financiers des entreprises. Pour rappel, en 2022, les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont touché 80 milliards, un sommet jamais atteint ! • élargir l’assiette des cotisations et y intégrer les primes des fonctionnaires et l’intéressement et la participation; • mettre fin aux 28 % d’écart de salaire entre les femmes et les hommes, ce qui rapporterait 6 milliards par ans dans les caisses ; • augmenter les cotisations d’un point, ce qui rapporterait près de 15 milliards d’euros.

Réforme des retraites le vrai du faux

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Alors que nous avons été plus de 2 millions à descendre dans la rue le 19 janvier dernier et qu'une nouvelle journée de mobilisation intersyndicale est prévue le mardi 31 janvier prochain, la CGT décrypte pourquoi la réforme des retraites doit être retirée par le gouvernement.

Stop aux contre-vérités : le vrai / faux du projet de réforme des retraites 2023 Le projet de réforme des retraites est une aberration à plusieurs titres et on vous explique comment on démonte un à un les arguments du gouvernement.

Le projet de réforme 2023 préservera t’il le système des retraites par répartition ?

C’est faux !

Si le gouvernement ne touche pas au nom, les spécificités du système de retraite français imaginées en 1946 sont abandonnées.

À l’époque, l'ambition était de faire de la retraite une nouvelle étape de la vie. Avec le système de financement solidaire basé sur la cotisation, chacun payait selon ses moyens et recevait selon ses besoins.

Aujourd’hui, repousser l’âge légal de départ et augmenter le nombre de trimestre nécessaires pour toucher une retraite à taux plein, poussent les salariés à financer eux-mêmes (pour ceux qui le peuvent) leur propre retraite. Les salariés les moins bien lotis (bas salaire, période de chômage, contrats précaires, maladie, …) seront condamnés à la précarité et à la charité… comme avant la création du système de retraite !

Pour la CGT, le système doit être renforcé pour améliorer les droits à la retraite et les financer.

L’espérance de vie augmentant, travailler plus longtemps n’aura pas d’impact sur le nombre d’années passées à la retraite ?

C’est faux ! Si l’espérance de vie augmente, les Français passent moins de temps à la retraite en raison des réformes précédentes. Par exemple, la réforme Sarkozy a réduit d'un an la retraite moyenne. Elle était de 26 ans pour la génération née en 1950, elle est aujourd’hui à 24,6 pour la génération 1970 et passerait à 23,1 ans avec la retraite à 65 ans.

De plus, l’espérance de vie varie en fonction du niveau de revenu. Les hommes dont les conditions de vie sont les plus modestes vivent, en moyenne, 13 années de moins que les plus aisés.

Dans tous les cas, on a plus de chance de vieillir en bonne santé quand on est à la retraite plus tôt, que lorsque l'on est obligé de poursuivre le travail.

Seul l’allongement de la durée du travail peut équilibrer financièrement le système de retraite français ?



C’est faux !

En 2021 et 2022, les caisses de retraite étaient excédentaires respectivement de 900 millions d’euros et 3,2 milliards d’€.

Selon le COR, le régime des retraites pourrait redevenir déficitaire jusqu’en 2032 soulignant qu’il n’y a pas de dépenses incontrôlées. Les dépenses seraient globalement stables jusqu’en 2027 (entre 13,8 % à 13,9% du PIB), puis augmenterait jusqu’en 2032 (14,2 à 14,7 % du PIB) pour se stabiliser ou diminuer à partir de 2032.

Sur le long terme (d’ici 2070), la part des dépenses de retraites dans le PIB seraient comprises entre 14,7% (ce qui est le cas aujourd’hui) et 12,1% toujours selon le COR.

En résumé, en l'absence de réforme, le système de retraite n’est pas financièrement en danger. C’est la baisse programmée des recettes qui fragilise le système. __ Il faut repousser l’âge légal de départ à la retraite pour ne pas baisser les pensions ?__ C’est faux ! Cette mesure ne garantit pas le maintien du niveau des pensions car elle s’accompagne de l’allongement progressive de la durée de cotisation. Il faudra attendre 65 ans pour partir ET cotiser plus de trimestres pour toucher une retraite à taux plein.

Cette mesure conjuguée au recul de l’âge de rentrée sur le marché du travail et l’augmentation du nombre de carrières incomplètes, pousserait de plus en plus de futurs retraités à travailler au-delà de 65 ans pour ne pas voir leur pension diminuée en raison de la décote.

Avec un peu moins de la moitié des plus de 60 ans écartée du marché du travail avant la retraite, repousser l’âge de départ, c’est augmenter le nombre de séniors en invalidité, en longue maladie, au chômage et les plonger encore un peu plus dans la précarité.

Cette réforme serait plus juste pour les petites retraites ?

C’est faux !

Le gouvernement affiche la promesse d’une retraite minimum à 1200 euros brut, mais omet de préciser que c’est pour une carrière complète.

C’est en dessous du minimum retraite voté en 2003 qui prévoyait déjà un minimum à 85% du SMIC mais n’a jamais été appliqué. Non seulement cela ne concernera que les futurs retraités mais ce montant se situe à peine au-dessus du seuil de pauvreté !

Pour la CGT aucune retraite ne devrait être inférieure au SMIC pour une carrière complète !

Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore, nous appelons à une journée de mobilisation intersyndicale le mardi 31 janvier dans tout le pays.

Une journée historique pour lancer la lutte contre la réforme des retraites

symbole retraite Une journée historique pour lancer la lutte contre la réforme des retraites

Elle entre dans un processus de construction d’une mobilisation encore plus forte pour faire reculer le gouvernement.

De très nombreuses intersyndicales, locales et professionnelles, ont lieu ce jour partout pour construire, sans attendre, de nouvelles initiatives à partir du 23 janvier :

  • meetings,
  • débats publics,
  • rassemblements,
  • retraites au flambeau
  • et bien d’autres.

Des assemblées générales de salarié.es, dans différents secteurs professionnels, mettent en débat, dès maintenant, la poursuite de la grève, y compris reconductible, non seulement pour les retraites mais, aussi, pour les salaires et les conditions de travail.

La CGT porte, aussi, ses propositions d’amélioration de notre système de retraite solidaire avec un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans à taux plein et, avant 60 ans, pour les métiers pénibles.

Ces propositions sont aisément finançables et passent par l’augmentation des recettes de la protection sociale. Une vraie politique de l’emploi, le passage au 32h, l’augmentation des salaires, le maintien des salarié.es dans l’emploi jusqu’à 60 ans, la résorption des inégalités femmes hommes rapporteraient les milliards d’euros nécessaires à une retraite de progrès social.

Malgré la forte mobilisation du monde du travail du 19 janvier, le gouvernement continue à « expliquer et justifier » sa réforme. La CGT invite, donc, ses organisations professionnelles, territoriales et ses syndicats à poursuivre l’élargissement de la mobilisation dans les entreprises, les services et les lieux de vie pour mettre en débat ses propositions avec les salarié.es, les privé.es d’emploi, les jeunes et les retraité.es.

La CGT invite l’ensemble des travailleuses et travailleurs à signer massivement la pétition intersyndicale contre la réforme des retraites sur change.org.

La CGT appelle les salarié.es à participer, à partir du 23 janvier, à toutes les initiatives locales proposées par nos organisations et à faire du 31 janvier une forte journée de grèves et de mobilisations, pour exiger du gouvernement d’abandonner sa réforme des retraites mais, aussi, pour exiger une réforme des retraites porteuse de progrès social.

Nous sommes unis et déterminés à faire retirer ce projet de réforme des retraites.

pétition intersyndicale : Retraites : non à cette réforme injuste et brutale !

bandeau intersyndical

Le gouvernement a annoncé le report de l’âge de la retraite à 64 ans avec un allongement accéléré de la durée de cotisation.

Cette mesure est injustifiée : le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l'indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs, et plus particulièrement ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l'espérance de vie est inférieure au reste de la population, et ceux dont la pénibilité des métiers n'est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Ce projet gouvernemental n'a rien d'une nécessité économique, c'est le choix de l'injustice et de la régression sociale.

Renforcer notre système de retraites nécessite en revanche des mesures de progrès et de partage des richesses.

D’autres solutions sont possibles ! Je soutiens la mobilisation intersyndicale et je m’oppose à cette réforme : « je signe la pétition »

Retraites : première journée de mobilisation le 19 janvier

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Communiqué national CFDT CGT FO CFE-CGC CFTC UNSA Solidaires FSU

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation.

Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement.

Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales se sont immédiatement réunies pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle. Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023.

Parce qu’elles représentent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, et retraité.es, c’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée.

Elles décident d’ores et déjà de se réunir le 19 janvier au soir avec les organisations de jeunesse pour prolonger le mouvement de mobilisation et convenir d’autres initiatives.

Les organisations syndicales appellent les salarié.es à se mobiliser fortement dès cette première journée dans l’ensemble du territoire et à participer aux différentes initiatives organisées en intersyndicale.

En 2023 : unissons nos forces

voeux 2023

Après ces longs mois de combats, la lassitude face au gouvernement toujours à l'affût de nouvelles idées pour aider les plus riches et négliger, ceux victimes d'injustices économiques et sociales, est là.

L’ampleur de la crise économique avec l'inflation que nous subissons, et pour beaucoup très durement, l’accélération des attaques contre nos droits nous poussent, parfois, au pessimisme.

Pourtant, il suffit d'écouter autour de soi pour s'apercevoir du mécontentement et de la colère grandissante contre ceux qui veulent rogner sur nos droits.

Les rencontres et les échanges sur le terrain de l’urgence sociale sont nombreux et nous obligent à créer des ponts entre ceux qui luttent et portent l'espoir.

L'espoir de construire le monde d'après, libéré de la finance en répondant aux enjeux sociaux et environnementaux.

Emprunter ce chemin pour mettre largement en débat les propositions de la CGT et aussi ouvrir des perspectives et construire la mobilisation.

La CGT vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année

La première initiative militante que nous vous invitons à faire est d’inviter vos proches, vos amis : tous ceux qui militent ou non avec vous à s’abonner notre newsletter. Ainsi, en les invitant à s'inscrire, vous leur offrirez non seulement un condensé d'actualité hebdomadaire, mais aussi un outil qui leur permettra de structurer leur militantisme et leurs combats à venir.



Nous vous souhaitons de passer d'excellentes fêtes de fin d'année et nous vous donnons rendez-vous en 2023 pour unir nos forces.

Réforme des retraites : Macron et le gouvernement nous attaquent toutes et tous

image retraite

Grâce aux mobilisations de décembre 2019 et janvier 2020, E. Macron n’a pas pu aller au bout de sa réforme des retraites visant à la mise en place d’un système à point. Il n’abandonne pas et revient avec une réforme paramétrique mais dont la finalité reste identique pour les travailleur·ses : travailler plus pour gagner moins…

Comme en 2019, Il n’y a pas d’urgence à réformer. Le gouvernement ne peut toujours pas défendre une réforme en expliquant qu’elle viendrait sauver un système en déficit car comme en 2019, il n’y a pas de problématique de financement à court et moyen terme selon toutes les projections existantes du Conseil d’orientation des retraites (COR). Le système de retraite n’est pas déficitaire et a même montré toute sa solidité à travers la crise du Covid-19, durant laquelle il n’y a eu aucune baisse de pension. Il n’y a donc aucune urgence à réformer – sauf pour améliorer les droits des actuel·les et futur·es retraité·es sur la base des propositions CGT.

Comme en 2019, l’objectif de cette réforme est simple : travailler toujours plus pour un niveau de pension en constante baisse. En 2019, le projet de système de retraite à points allait amener progressivement chaque salarié·e à reculer son départ à la retraite à 64, 65, 66 ans… la réforme actuelle, qui rentrerait en vigueur dès l’été 2023 selon E. Macron, imposerait de la même manière un report progressif de l’âge de départ à la retraite jusqu’à 65 ans (génération 1969).

REPOUSSER L’ÂGE DE DÉPART À LA RETRAITE : • c’est allonger la période de précarité comprise actuellement entre 58 et 62 ans durant laquelle 20 % des travailleur·ses sont exclu·es de l’emploi (chômage de longue durée, invalidité…) ; • c’est augmenter le nombre de personnes au chômage, malades, invalides… et déplacer les besoins en financement de la retraite vers ces autres risques (pour un euro en moins lié à la réforme, cela fait 50 centimes en plus sur les autres risques) ; • c’est diminuer les chances d’arriver à la retraite en bonne santé ; • c’est, pour un grand nombre de travailleur·ses, la perspective de travailler plus longtemps dans de mauvaises conditions, avec un impact sur leur santé en tant que salarié·es et futur·es retraité·es ; • c’est la remise en question du principe que la retraite est un deuxième temps de la vie. Les travailleur·ses ont participé à la production, àla richesse du pays et ont droit à cette nouvelle période de leur vie. Ce n’est pas parce qu’elles et ils ne produisent plus qu’elles et ils ne sont plus utiles. Elles et ils participent à des associations, consomment… servent donc la société. • c’est l’assurance d’avoir une retraite plus courte ! Comme en 2019 avec le système à points, le recul progressif de l’âge départ à la retraite aurait pour conséquence une baisse des pensions en poussant de plus en plus de salarié·es à partir sans avoir une carrière complète (quarante trois ans de cotisation) ni une pension à taux plein.

Cette réforme, comme la précédente, ouvre la retraite aux systèmes par capitalisation reconnus inégalitaires, coûteux et à risques.

Comme en 2019 avec le système à point, cette réforme est une remise en cause des départs anticipés dans le cadre de la pénibilité en particulier.

Pour le gouvernement, peu importe la pénibilité du métier, l’usure professionnelle et leurs conséquences sur l’espérance de vie des travailleur·ses, il faut à tout prix que tout le monde parte le plus tard possible à la retraite. C’est une des principales raisons de l’acharnement de ce gouvernement comme du précédent à faire disparaître les régimes spéciaux dont le système de retraite vient compenser la pénibilité des métiers par des départs anticipés.

Pour le gouvernement, la réponse à la pénibilité reste le compte de prévention professionnelle (C2P) qui, comme son nom l’indique, n’est pas dédié à la retraite. Il s’agit d’un compte qui individualise les droits des salarié·es avec comme premier objectif le reclassement professionnel et non des départs anticipés. Très peu de salarié·es en bénéficient car les critères de pénibilité pour ouvrir un compte sont excessivement réduits. Par exemple, la manutention de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les risques chimiques ne sont pas considérés comme des critères de pénibilités qui permettent d’ouvrir un compte !

Comme en 2019, il y a danger pour les éléments de solidarité, c’est-à-dire les périodes d’aléas de la vie ou d’inactivités subies (maladie, maternité, invalidité, chômage) qui sont prises en compte dans le système de retraite actuel. Sous couvert de créer de nouveaux droits qui ne sont pas, à ce jour, définis par le gouvernement, la réforme remettrait en question par exemple la majoration de durée d’assurance (MDA) qui permet d’acquérir huit trimestres par enfant, ce qui a un impact considérable pour la carrière – en particulier pour les femmes.

POUR LA CGT IL FAUT SANS PLUS ATTENDRE :

  • abandonner cette réforme ;
  • un départ à la retraite dès 60 ans à taux plein ;
  • des départs anticipés à 55 ans ou un trimestre de départ anticipé par années d’exposition pour les salarié·es exposé·es à des facteurs de pénibilité ;
  • assurer un niveau de pension (taux de remplacement) d’au moins 75 % du revenu d’activité pour une carrière complète ;
  • élever le minimum de pension au niveau du Smic pour une carrière complète ;
  • indexer les pensions sur l’évolution des salaires et sur celle des prix ;
  • prendre en compte les années d’études au travers d’une validation des périodes de première recherche d’emploi dès l’inscription à Pôle emploi ;
  • une politique volontariste d’égalité salariale femmes-hommes, améliorant la retraite des femmes et abondant les ressources des régimes.

STOP aux violences faites aux femmes !

affiche 25 novembre

25 novembre - journée internationale contre les violences faites aux femmes

En 2022, les violences sexistes et sexuelles restent massives. Elles abîment et parfois brisent la vie de millions de femmes, de personnes LGBTQIA+, d’enfants, de familles. Face à cette réalité, une prise de conscience collective a eu lieu. Mais elle n’est pas suffisante. Alors qu’il est maintenant devenu évident que le président de la République et ses gouvernements sont en décalage avec les attentes de la société sur ces questions et ne mènent pas de politiques publiques adaptées à l’enjeu, nous appelons la société toute entière à se mobiliser, dans chaque ville, chaque école, chaque université, chaque établissement de santé, chaque entreprise, chaque parti politique, et sur les réseaux sociaux.

Les violences sexistes et sexuelles surviennent partout, et tout le temps. Elles trouvent racine dans le patriarcat et se situent aussi, souvent, au croisement d’autres discriminations. Nous serons dans la rue le 25 novembre pour dénoncer des réalités insupportables, que tous.tes doivent connaître.

Quand 225 000 femmes sont victimes de la violence de leur conjoint ou ex-conjoint chaque année, quand un tiers des femmes sont victimes de harcèlement sexuel au travail, quand 80 % des femmes handicapées sont victimes de violences, quand 85 % des personnes trans ont déjà subi un acte transphobe, quand 69 % des femmes racisées sont victimes de propos discriminants au travail, quand les femmes grosses ont 4 fois plus de risques d’être discriminées au travail, quand 6,7 millions de français·es ont subi l’inceste, quand des patient·e·s sont violé·e·s dans des cabinets gynécologiques ou des maternités, nous n’avons pas le choix ! Et nous appelons toute la société à nous rejoindre.

Nous manifesterons pour porter la voix de celles qui ne peuvent plus parler, la voix des de 700 femmes assassinées sous la présidence d’Emmanuel Macron, et de toutes celles qui l’ont été sous les gouvernements précédents.

Nous manifesterons aussi pour crier notre colère face au fonctionnement défaillant des institutions, notamment de la justice et de la police.

Alors que les discours publics incitent les victimes à parler et dénoncer les violences sexuelles subies, des personnages politiques de premier rang prennent la parole pour défendre haut et fort les agresseurs, y compris lorsqu’ils ont été condamnés, envoyant un signal d’impunité à toute la société. Aujourd’hui des hommes puissants, connus, accusés de viol, instrumentalisent la justice pour attaquer leurs victimes à travers des procès bâillon avec pour seul but de faire peur et de réduire les victimes au silence.

Lorsque les victimes portent plainte ou saisissent la justice pour faire valoir leurs droits, les institutions rejettent massivement leur parole. Aux violences dénoncées s’ajoute la violence institutionnelle. Absence d’enquêtes, blâme des victimes, discrédit de la parole des enfants, déqualification des viols, classements sans suite, peines dérisoires. Partout en France, tous les jours, des milliers de victimes de ces violences masculines entendent leur parole niée ou décrédibilisée, se voient humiliées et attaquées.

Lorsque nous, mouvements féministes, portons dans le débat public des violences que les institutions refusent de traiter, le Président de la République parle de tribunal médiatique et d’inquisition, et appelle à « laisser la justice faire son travail ».

Stop, ça suffit, nous ne voulons plus que nos vies soient classées « sans suite ».

Nous vous invitons également à vous inscrire au Webinaire organisé par le collectif confédéral Femmes-Mixité qui se déroulera le vendredi 25 novembre de 14h00 à 16h00 : https://www.egalite-professionnelle.cgt.fr/webinaire-25-novembre-metoo-5-ans-apres-ou-en-est-on-sur-les-violences-sexistes-et-sexuelles-au-travail/

CESER - session du 18 octobre 2022

conseil régional 4

La session du 18 octobre 2022 s’est tenue alors que laCGT appelait à la mobilisation dans le cadre d’une journée d’action interprofessionnelle intersyndicale. La délégation au CESER a donc été limitée à la présence d’un seul camarade.

La session a donné lieu à l’examen :

des avis du CESER sur la décision modificative n°3 de 2022 et les orientations budgétaires de 2023,

et de plusieurs contributions :

à la stratégie régionale de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CSTI)

à la feuille de route numérique

à la Stratégie régionale emploi, formation et orientation professionnelles (SREFOP)

au schéma des formations sanitaires et sociales.

toute la session en 2 pages chrono dans l'express 8 du groupe CGT au CESER

Mobilisations les 27 octobre et 10 novembre prochains pour les salaires et les pensions

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Les salarié.e.s de très nombreux secteurs professionnels se mobilisent depuis des mois dans leurs entreprises ou leurs services pour revendiquer et gagner de légitimes augmentations de salaire, de meilleures conditions de travail, des emplois de qualité :

dans les raffineries, l’agroalimentaire, les crèches, les transports publics, l’énergie et nucléaire, les organismes sociaux, les banque-assurances, les services informatiques, la maintenance industrielle, l’éducation, la santé, le commerce, la métallurgie…

La mobilisation gagne des secteurs de plus en plus nombreux dans le privé comme dans le public. Elles et ils obtiennent par leurs actions avec leurs organisations syndicales l’ouverture de nouvelles négociations et des avancées salariales significatives. C’est aujourd’hui qu’il faut se mobiliser dans tous les secteurs professionnels, public comme privé.

Les 27 octobre et 10 novembre prochains partout en France, mobilisons-nous dans les entreprises et les services !

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