Comité Régional CGT des Pays de la Loire

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CESER des Pays de la Loire - sessions d'octobre 2021

L'essentiel des sessions d'octobre en 2 pages sur l'express 004 du groupe CGT au CESER Pays de la Loire

La session du 1er octobre était consacrée spécifiquement à la saisine de la présidente du Conseil Régional sur les métiers en tension.

La session du 19 octobre a été consacrée aux avis réglementaires sur la dernière décision modificative de 2021 et sur les orientations budgétaires 2022, ainsi qu’au rapport du CESER sur l’illectronisme.

Ces sessions étaient les premières du nouveau mandat du Conseil Régional, ce qui nous a valu la visite de la présidente du Conseil Régional, à qui la CGT a rappelé les difficultés posées par le raccourcissement des délais d’examens des dossiers par le CESER.

SAISINE SUR LES METIERS EN TENSION

La présidente du Conseil régional a saisi le CESER au cœur de l’été 2021 pour une contribution sur les difficultés rencontrées par les entreprises pour recruter des salariés, à rendre pour le 1er octobre. Le CESER a dû travailler dans un temps très bref, pour rendre une contribution pour laquelle la CGT a apporté un certain nombre d’éléments.

La contribution reste cependant insuffisante, c’est pourquoi la CGT s’est abstenue.

Voir la lettre du groupe n°198

Voir la contribution de la CGT rédigée à l'occasion de la saisine emploi.

SECONDE DECISION BUDGETAIRE MODIFICATIVE DE 2021

La décision modificative donne lieu à changements peu significatifs en montant au regard du budget de la Région.

Parmi les rapports présentés par l’exécutif régional, figurait le plan « mobilisation pour l’emploi », qui faisait suite à la saisine de la Région sur les métiers en tension. Le CESER se montre dans son avis particulièrement critique sur le dispositif « prim’ ojob ».

La CGT s’est abstenue sur l’avis du CESER concernant la DM d’octobre 2021, après que le bureau du CESER a édulcoré ce que les commissions avaient écrit sur ce plan régional pour l’emploi.

A l’occasion du début du mandat du Conseil Régional, la Présidente du Conseil Régional, C. Morançais, est venue devant l’assemblée du CESER. La CGT lui a rappelé dans une intervention son opposition à la réduction du délai de préparation des commissions. [ Voir la lettre du groupe n°199

ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2022

Le rapport d’orientations budgétaires, présenté sans vote au Conseil Régional, est un document politique qui présente les grandes orientations politiques et budgétaires de l’année à venir, avec une vision sur les agrégats sur 3 ans.

Dans son avis, Le CESER souligne en particulier la Région doit pleinement assumer sa fonction de chef de file des politiques publiques de Jeunesse sur le territoire, alors que de nombreux jeunes subissent de nouvelles formes de pauvretés, de mises en échec et précarités sociales.

La CGT a voté l’avis du CESER.

Voir la lettre du groupe n°200

AGIR CONTRE L’ILLECTRONISME EN PAYS DE LA LOIRE

Si le sujet de l’illectronisme constitue un enjeu social important, la CGT a d’emblée regretté que le CESER se limite dans cette étude au strict périmètre de la commission emploi-formation-métiers de demain, sans remise en question la dématérialisation des services publics.

Elle s’est toutefois investie pleinement dans ce rapport et a contribué à le rendre acceptable. Elle l’a donc voté.

Voir la lettre du groupe n°201

Guy Texier nous a quittés

photo guy Texier

Disparition de Guy Texier, ancien secrétaire général du comité régional CGT Pays de la Loire

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris ce jeudi 21 octobre le décès de notre camarade Guy TEXIER. La CGT pleure en Guy un camarade fidèle, au militantisme chevillé au corps, une grande figure de notre syndicalisme.

Né le 18 janvier 1938 à Trignac, d’une famille nombreuse de 13 enfants, et très pauvre, ses parents étaient venus depuis le Morbihan pour travailler aux Forges de Trignac. Un choix déterminant qui allait plonger ce jeune garçon dans le grand bain de la métallurgie.

Il vécut les bombardements de Trignac en 1943 et la famille se réfugia dans le Morbihan pendant deux ans.

Son certificat d’étude en poche, il entra en 1952 à l’école d’apprentissage des Chantiers de Penhoët où il obtint un CAP de chaudronnier en 1955. Année où il devint membre de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) jusqu’à sa dissolution en 1955.

Ouvrier chaudronnier aux Chantiers de l’Atlantique, fruit de la fusion des Chantiers de Penhoët avec les Chantiers de la Loire, il adhère à la CGT en 1955, à dix-sept ans, au moment des grands mouvements de grèves dans la métallurgie locale et départementale menées sous la houlette de Jules BUSSON. Ces luttes débouchent sur 22% d’augmentation de salaire et la troisième semaine de congés et lui donnent le goût de la conquête de justice sociale par l’action syndicale.

Ces luttes réclament le don de sa personne, engagent la vie même. Il participe à la grève de 1957 et est témoin de la mort du peintre-caréneur Emile MARQUET le 26 octobre sous la porte des Chantiers : « j’étais tout près… quand la grille est tombée ; on ne s’est pas rendu compte tout de suite qu’il y avait un copain dessous… Et les CRS passaient sur la grille. Il a été littéralement écrasé. »

Il effectue 29 mois de service militaire, dont 25 en Kabylie, et à son retour en décembre 1960, il prend sa 1re responsabilité syndicale en étant élu délégué du personnel aux chantiers.

Son expérience de la guerre d’Algérie le confirme dans ses convictions communistes et il adhère au PCF en 1961.

Il poursuit aussi son engagement syndical au sein de la CGT et devient secrétaire général du syndicat des chantiers de 1962, jusqu’en 1970, puis rejoint l’Union Locale de Saint-Nazaire : « Je suis monté au secrétariat de l’Union Locale au Congrès de 1964. Maurice PICONNIER a été malade à cette époque-là et j’ai pratiquement assuré la direction de l’Union Locale à partir de 1967. Je faisais les quarts aux chantiers et je venais l’après-midi à l’Union Locale. Je commençais à 5 heures du matin et je finissais à 7 heures et demie, 8 heures du soir. »

Il a ainsi participé aux luttes de 1967, avec la grève des mensuels de plus de 2 mois, et aux grèves du 13 mai à mi-juin 1968. Il a su apporter avec d’autres jeunes militants une réelle dimension interprofessionnelle dans l’activité syndicale.

Guy prend officiellement la direction de l’Union Locale à l’occasion du congrès de novembre 1972 pour mener une activité débordante, avec dynamisme, compétence et autorité. A l’image de son caractère !

Dans la même période, il rejoint le secrétariat de l’Union Départementale de Loire Atlantique de 1971 à 1982 pour apporter son expérience à notre camarade Georges PRAMPART.

Il laisse ses fonctions de secrétaire général de l’Union Locale en novembre 1982 pour assurer ses nouvelles responsabilités de secrétaire du Comité Régional CGT des Pays de la Loire et de membre de la Commission Exécutive Confédérale.

En 1995, à son départ en retraite, il quitte à 57 ans et demi, ses responsabilités syndicales mais, infatigable, il s’engage pour des responsabilités politiques.

Retraité, il a néanmoins gardé des responsabilités à la CGT, notamment au sein du syndicat des retraités CGT Métaux. Il participe à la création de l’Institut CGT d’Histoire Sociale en 2007 pour faire vivre et faire connaître le passé de la CGT.

Toujours concernant son engagement dans le devoir de mémoire, il est en 2016, secrétaire général départemental du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure.

Il rejoint à nouveau notre Union Locale de Saint-Nazaire en 2018.

Même dans ses derniers moments, Guy avait encore l’énergie de la révolte contre les injustices, le regard aiguisé pour analyser les enjeux sociaux et politiques actuels.

Avec la disparition de notre camarade Guy TEXIER, c’est une page de notre histoire sociale locale, de notre patrimoine syndical et politique qui se tourne. Il demeurera un modèle pour de nombreux militants de la CGT.

Damien Girard pour l’Union Locale CGT de Saint-Nazaire

La réduction du temps de travail dans le monde : une idée qui gagne du terrain

La réduction du temps de travail serait une spécificité française. Les discours dominants tendent à le marteler et cherchent à imposer une forme de « culpabilisation » des travailleurs en France.

La réalité est pourtant toute autre. Cette question est portée et posée dans de très nombreux pays, sous des formes et sous des contours qui peuvent certes paraître un peu différents, mais partout la tendance est la même : celle d’une disposition à la diminution du temps de travail.

La grande question actuelle au niveau international devrait être celle de la « convergence » des normes liées au travail.

Les technologies contemporaines qui facilitent la circulation rapide de l’information, l’ouverture des frontières, les moyens de communication modernes, la recherche d’économies d’échelle, internationalisent voire mondialisent en partie le travail, avec pour corollaire les questions qui se posent autour de l’organisation du travail.

Depuis 1950, la durée annuelle du travail a baissé dans tous les pays développés.

Tout d’abord sous l’effet de la salarisation de l’emploi, puis par la réduction de la durée annuelle du travail des salariés.

La CGT s’inscrit pleinement dans un large mouvement historique qui a vu le temps dédié au travail se réduire sous l’effet conjugué de l’engagement des syndicats et de la lutte des salariés.

C’est le sens même du progrès social, qui a souvent été accompagné de phases de prospérité économique, ouvrant la voie à des cycles vertueux qui profitent à toute la société.

En près de soixante ans, la durée du travail a baissé d’environ 25 % sur un panel des dix pays ayant un PIB par habitant parmi les plus élevés. Ce n’est certes pas suffisant mais le mouvement est enclenché. L’enjeu essentiel est de mieux répartir le travail tout en améliorant le bien-être des salariés et la préservation de l’environnement.

Au sommaire :

Travail et défi écologique Quelques chiffres sur les heures travaillées dans le monde Demande croissante pour une semaine de quatre jours partout en Europe

il faut un plan de rupture

Nous avons vu cet été que de nombreuses multinationales du CAC 40 affichent des résultats en hausse et que le total des bénéfices de 37 de ces entreprises atteint 57 milliards d’euros au premier semestre 2021.

Une étude du journal Challenge montre quant à elle que le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30 % en un an, notant que ce montant total « tutoie les 1 000 milliards d’euros ». Mais le gouvernement nous dit que c’est la crise, il impose sa réforme de l’assurance chômage, menace de réformer les retraites en allongeant la durée du travail et demande poliment aux chefs d’entreprise d’augmenter les salaires, sans augmenter le Smic ni le point d’indice.

Indéniablement, la crise n’est pas la même pour tout le monde !

L’argent public donné aux entreprises depuis des mois avec le fameux « quoi qu’il en coûte » n’arrive jamais jusqu’aux travailleurs et travailleuses. Pire, il sert à enrichir encore les actionnaires des multinationales. Il est aberrant de verser de telles sommes sans imposer de conditions aux entreprises qui les perçoivent…

Les aides publiques doivent être soumises à l’obligation de préserver les emplois, d’augmenter les salaires, d’aller vers l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, d’investir dans l’entreprise et dans la recherche tout en préservant l’environnement.

C’est le sens des revendications portées par la CGT sur la suppression de l’ex-CICE, du CIR, des allègements de cotisations et pour la taxation des profits financiers, la lutte contre l’évasion fiscale. C’est ce qu’elle porte aussi avec le collectif « Plus jamais ça » et son plan de rupture.

Il est urgent d’améliorer les conditions de vie et de travail de toutes et tous, il est urgent de stopper le réchauffement climatique et ses conséquences sur notre environnement.

Il ne suffira pas de demander poliment aux entreprises d’être plus vertueuses ou d’appeler de ses vœux au changement des comportements individuels…

Il faut changer très vite les logiques économiques à l’œuvre et investir massivement dans les services publics, la formation, la recherche, la relocalisation des productions et la réappropriation sociale d’activités essentielles.

Ce n’est pas d’un « plan de relance » dont l’économie française a besoin : c’est d’un plan de rupture.

80ème anniversaire de la commémoration des 27 fusillés de Chateaubriant

Nous étions plus de 5 000 personnes le 17 octobre 2021 pour la 80ème commémoration des 27 fusillés de Chateaubriant.



voir le discours de Philippe Martinez en pièce jointe à ce billet.

Le choix des otages fusillés à Châteaubriant ne relève pas du hasard, Pétain et l’État français y participèrent ouvertement.

Tous ont été arrêtés entre 1940 et début 1941.



Ces hommes ont été internés en tant que communistes mais ils étaient souvent des militants CGT.

Les 27 fusillés de Châteaubriant ont été choisis à partir d’une liste établie par Pierre Pucheu, ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Vichy.



La CGT paya un lourd tribut.

Parmi les 27 victimes se trouvaient des grands dirigeants de fédérations de la CGT : Jean Grandel des PTT ; Désiré Granet du Papier-Carton ; Charles Michels des Cuirs et Peaux ; Jean Poulmarc’h des Produits chimiques ; Jean-Pierre Timbaud des métaux ; Jules Vercruysse du Textile.



Nous ne devons pas effacer des mémoires ce qu’a été le rôle de la classe ouvrière pendant cette guerre totale.

Honorer leur mémoire, c’est permettre à toutes et à tous de réfléchir et de tirer des enseignements de leur engagement et des valeurs qu’ils défendirent.

Les élections présidentielles approchent avec tous les discours nauséabonds de certains partis politiques concernant l’exclusion, la xénophobie, l’homophobie, le racisme…

N’ayons pas peur d’aller au débat avec les salariés et porter les valeurs de la CGT inscrites dans le préambule des statuts de la Confédération :

La CGT agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre : les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie, et toutes les exclusions.

Xavier Dupeyroux, secrétaire général de l'UD49

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